La profession de masseur-kinésithérapeute fait partie des professions paramédicales réglementées. C'est pourquoi son exercice nécessite un Diplôme d'Etat. Les actes professionnels relatifs à l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute sont réglementés par les décrets n° 96-879 du 08 octobre 1996 et n° 2000-577 du 27 juin 2000.
Aider les patients à retrouver une vie normale, après une maladie ou un accident, tel est le principal objectif des professionnels de la rééducation. Ainsi, les métiers de la rééducation visent à accélérer le retour à la vie active du patient et à l'aider à retrouver une vie normale.
En tant que professionnel de la rééducation, le masseur-kinésithérapeute est le spécialiste du mouvement perturbé. Il pratique une rééducation fonctionnelle et motrice, et agit au niveau d'une fonction ou d'un système particulier. Il intervient pour (ré)éduquer et (ré)adapter les capacités fonctionnelles d'une région du corps ou d'une fonction à l'aide d'un arsenal thérapeutique spécifique dont les massages, les mobilisations articulaires ou la gymnastique médicale font couramment partie.
La profession de masseur-kinésithérapeute évolue et réclame des compétences de plus en plus importantes ainsi qu'une activité de plus en plus diversifiée. Aujourd'hui, le masseur-kinésithérapeute ne peut plus être un seul technicien délivrant des soins. Il est un véritable ingénieur capable d'émettre un diagnostic masso-kinésithérapique. A partir de ce diagnostic, il fait une analyse orientant la prise de décision pour une intervention kinésithérapique personnalisée, intégrant une dimension globale du patient.
Son projet thérapeutique correspond à une démarche à la fois réfléchie et planifiée. L'originalité du diagnostic kinésithérapique réside dans le fait que le praticien se place sur le terrain de l'identification du mouvement pathologique.
Cette profession exige des compétences techniques, intellectuelles et relationnelles de haut niveau.
L'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute s'effectue, dans la plus grande majorité des cas, dans le cadre d'une activité qui est essentiellement à but thérapeutique et/ou préventif sur prescription médicale.
Ce mode d'exercice se décline sous trois formes différentes : l'exercice libéral, l'exercice salarié public ou privé et l'exercice mixte combinant à la fois une activité libérale et quelques vacations en hôpital et/ou centre de rééducation.
L'exercice libéral est le plus important et représente, en effectif, les deux tiers des praticiens. Il existe plusieurs modalités d'exercice : le praticien peut exercer en cabinet particulier ou en cabinet de groupe. Dans tous les cas, le thérapeute se doit de respecter un quota d'actes défini chaque année par le Ministère.
Concernant l'exercice salarié, les masseurs-kinésithérapeutes peuvent exercer dans des établissements hospitaliers, publics ou privés, à but lucratif ou non, dans des centres de rééducation, dans des établissements thermaux, dans des maisons de repos ou de retraite ou encore dans des structures sportives, des centres Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP), des centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Le plus souvent, le métier de masseur-kinésithérapeute salarié s'exerce en collaboration avec les médecins et le personnel soignant des différentes structures, ainsi qu'avec les autres professionnels de la rééducation comme l'ergothérapeute, le psychomotricien ou encore le pédicure-podologue.
Suite au décret du 5 mars 2006, des conseils départementaux, régionaux et un conseil national de l'ordre des masseurs-kinésithérapeutes ont été mis en place.
L'arrêté du 9 janvier 2006 fixe la liste des dispositifs médicaux que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire.